Bel-air de Lionel Salaün

Bel-Air, c’est un bistrot, avec son patron et ses habitués. C’est aussi le refuge des jeunes du quartier qui en pincent pour la serveuse, ce sont les rouges limés, les demis qui gouttent, les dialogues de zinc, c’est le début de la guerre d’Algérie, tout un racisme ordinaire qui se dit à mots doux, avec des sourires en coin, des regards qui traversent la vitre.