La fête de Pâques

A quelques jours de la fête de Pâques et de l'arrivée du printemps, la bibliothèque  a ouvert ses portes aux lapins, aux oeufs, aux cloches, aux poussins et autres poulettes. De nombreux albums sont à la disposition de nos jeunes lecteurs. 

Un peu d'histoire :
En chocolat, en sucre, peints ou encore cuits : l’œuf est le symbole de la fête de Pâques. Chez les Égyptiens, les Perses et les Romains notamment, l’œuf est un symbole de vie, que l'on s’offrait au printemps. Plus largement, poules et poussins ont également revêtu la même symbolique. 
Au Moyen-Âge, il était interdit de manger des oeufs pendant le carême. Or les poules de la maison ne s’arrêtaient pas pour autant de pondre ! De là vient la tradition de s’offrir des œufs décorés, avec le surplus. Une tradition qui est encore très présente dans certains pays, comme en Allemagne. Et qui explique également la forme d’œuf que prennent les chocolats.

- Pourquoi les cloches ou les lapins ?
Depuis plusieurs siècles, il est interdit de sonner les cloches des églises catholiques entre le Jeudi saint et le dimanche de Pâques, en signe de deuil. Une tradition que l’on retrouve notamment en France, en Belgique ou en Italie.
On a alors raconté aux enfants que les cloches allaient se faire bénir par le Pape à Rome. En rentrant, elles viennent carillonner et déposent au passage dans les jardins les fameux œufs en chocolat tant attendus par les enfants.
En Allemagne et dans l’est de la France, c’est un lapin, aux États-Unis un lièvre... On trouve aussi des coucou ou des cigognes : le généreux donateur de chocolat peut prendre d’autres formes.
Le lapin vient d’une tradition païenne germanique : il était l’emblème de la déesse Ost Ara, symbole de fertilité et du printemps.

- Et le chocolat dans tout ça ?
Aujourd’hui, nos petites têtes blondes ne reçoivent plus d’œufs pour Pâques : ils ont été remplacés par du chocolat. La transition s’est faite progressivement. Les sucreries étant interdites pendant la période du carême, Pâques marque la fin de la restriction. D’où les cadeaux ramenés par les cloches.