Depuis 1933, le Prix des Deux Magots, du nom du célèbre café-restaurant de Saint-Germain des Prés, ouvre l'année littéraire. Le premier lauréat de ce prestigieux prix, fut  Raymond Queneau pour son roman « Le chiendent".

Le Prix des deux Magots a soufflé le 29 janvier dernier, ses 80 bougies, d’une dotation de 7 700 €, il a récompensé, à l’unanimité – une première dans l’histoire de ce prix - Pauline Dreyfus qui remporte la palme avec «Immortel, enfin», paru aux éditions Grasset.

«1968. Cinquième candidature de Paul Morand à l'Académie française. L'écrivain n'est plus l'auteur glorieux des années 30. Il a "perdu sa guerre". Il a 80 ans. Dix ans plus tôt, le général de Gaulle, lui reprochant sa collaboration avec le régime de Vichy, a refusé qu'il entre sous la Coupole. Pour qui sent la mort approcher, l'Académie n'est-elle pas la promesse de devenir immortel ?
Et voici le récit de sa campagne, sa dernière campagne. On croise, dans son fameux salon du Champ-de-Mars, à Paris, Jean d'Ormesson, Patrick Modiano, Alexandre Viallate, mais aussi une jeune étudiante au Conservatoire qui s'est présentée pour faire la lecture à sa femme, Nathalie Baye.
Le portrait vif, piquant, morandien, somme toute, d'un homme réconcilié avec lui-même et d'un écrivain parmi les plus grands. »